Depuis 2008, le monde est secoué par une crise financière sans précédent, qui dénote un profond dysfonctionnement du système monétaire international. Les modèles économiques actuels ne semblent plus répondre aux défis à relever. Aujourd’hui, seulement5% de l’économie marchande alimente l’économie réelle, une économie où l’argent est transformé « en quelque chose d’autre » que de l’argent(marchandises, services, salaires). Les 95% restants sont destinés à l’économie financière, où l’argent entretient majoritairement les bulles spéculatives.

Sur ce terreau de malaise socio-économique mondial,différentes réflexions critiques apparaissent depuis les années 80 sur la monnaie officielle, accusée de ne pas valoriser les « vraies richesses » : de nombreuses activités moralement répréhensibles ou écologiquement nuisibles engendrent d’importants flux monétaires, alors que d’autres, qui créent un véritable bien-être, comme les activités domestiques ou bénévoles, ne sont pas valorisées.

Plusieurs questions se posent alors : à quoi sert l’argent ? Qu’est ce que la monnaie ? Que peut être une économie au service de la société ?

Ce contexte voit depuis quelques années l’émergence de monnaies locales complémentaires, en France, en Europe et dans le monde. Ces monnaies locales ont connu des antécédents dans les périodes de grande crise monétaire, au cours des années 1930 notamment. La mondialisation et le contexte économique leur donnent aujourd’hui une nouvelle actualité.

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